Finalement, tout va assez vite. Une dizaine de jour après les rendez-vous chez l'endocrinologue, j'ai rendez-vous chez le chirurgien. Et aussi chez ma copine la diététicienne. Pour elle, disons que je fais un effort, je montre ma bonne volonté, je pose des questions, je montre mon intérêt pour ce qui va se passer et ma future nouvelle façon de vivre.

Mais celui que j'attendais de voir, c'est bel et bien mon chirurgien. Pour lui, tout est OK. Mon dossier est complet, bon, toute l'équipe est d'accord d'opérer. Ce sera donc bel et bien un bypass. Il ne reste plus qu'à fixer une date. Comme je suis enseignante, pas question de me faire opérer au mois de juin. Ce sont les révisions, les examens et je ne peux pas laisser mes chers petits en plan. Et puis, ce seraient mes collègues qui devraient corriger mes examens et je ne veux pas leur faire ça non plus.

Donc juillet ... Le 1er, un peu court pour moi, surtout que je travaille le 30 juin et que je ne peux pas prendre congé. Ce sera donc le 10 juillet.

Mi-juin, je dois repasser à l'hôpital pour faire les examens pré-opératoires et puis y retourner le 9 dans l'après-midi pour m'y installer et voir l'anesthésiste.

Et d'ici le 10 juillet, soit encore 2 mois et 10 jours, je vais avoir le temps de cogiter, cogiter et cogiter ....

Est-ce que c'est vraiment une bonne idée? Oui je vais perdre du poids, mais quid vraiment de ma future alimentation? Ça tourne un peu dans ma tête. Je ne remets pas du tout en cause mon choix, mais les questions sont bel et bien là. Je suppose que c'est normal, et que de se lancer là-dedans sans se poser la moindre question, comme si je prenais le tram, ne serait pas normal.

D'un côté j'ai hâte d'y être, d'un autre, j'ai quand même peur. Et d'une manière assez ridicule, la chose qui me turlupine pour le moment, c'est de ne pas pouvoir boire le jour et le lendemain de l'opération ... C'est idiot, non?