Un coup de fil fin décembre, une dame très agréable qui me répond et rendez-vous est pris pour le mois de février. Un petit deux mois entre l'appel et le rendez-vous. Je me dis que ça va être long entre les deux et que me connaissant, j'aurai encore le temps de changer 36 fois d'avis....

J'en parle lors d'un dîner à mes parents: soutien de la part de Maman, plus de scepticisme chez Papa, dû au fait que j'ai déjà entamé 3600 régimes ou autres pour maigrir et que vu l'ampleur de la situation, je ne les ai jamais terminés ....

Quelques jours plus tard, j'annonce ma décisions à mes amies-collègues lors d'une soirée raclette. Et là, je suis un peu étonnée, uniquement de réactions positives. Je pensais que certaines seraient plus réservées, me diraient que c'était quand même une solution un peu radicale, que je n'en ai jamais parlé auparavant, que je devrais peut-être réfléchir davantage ... Non, que du: c'est bien que tu fasses quelque chose, vas-y !

Et février arrive. Mon 1er rendez-vous avec le chirurgien. Une petite heure d'attente dans une salle qui porte bien son nom et qui était d'un bruyant! Un rendez-vous rapide. Quelques questions, quelques explications sur les différentes procédures et je me retrouve au secrétariat pour prendre les rendez-vous pour les examens.

Première étape, une semaine plus tard pour l'endoscopie. J'en avais fait une une vingtaine d'années auparavant, et je me disais qu'en 20 ans, les techniques avaient certainement évolué et que ça allait être plus facile. Et bien non, c'est toujours aussi pénible. L'infirmière à laquelle je me suis accrochée était tout simplement adorable, le médecin nettement moins. Je veux bien comprendre qu'elle fait ça toute la journée, mais moi pas ! Cette caméra va dans tous les sens, ça injecte de l'air, ça ponctionne des tissus. Un petit quart d'heure vraiment vraiment pas agréable. Mais c'est fait !

Plus d'attente pour les rendez-vous suivants. C'est aussi par choix. j'ai demandé à les faire pendant les vacances de Pâques comme ça je ne dois pas être absente à l'école et je ne dois pas dire pourquoi je ne suis pas là.

Lundi matin, à jeun, à 8h, direction les analyses de sang. J'arrive à l'heure, je visite à peu près tout l'hôpital car on m'envoie d'un endroit à l'autre pour finalement atterrir au bon endroit. Je donne à la gentille infirmière mes prélèvements d'urine (ai fait pipi dans un pot pendant 24H!) et au bout d'une heure de chipoteries diverses et variées, on commence. Je dois boire une boisson hyper sucrée et toutes les demi heures, l'infirmière vient ouvrir le cathéter pour prendre du sang. C'est donc juste une grosse prise de sang qui dure 2 heures.

L'après-midi, visite chez la diététicienne, qui selon mes goûts, pourrait avoir un peu plus de punch. C'est plus un rendez-vous pour leur dossier que pour moi. Je sais pertinemment bien que je ne suis pas une grande mangeuse mais bien la reine des grignoteuses.... Je ne me sentais vraiment pas à l'aise avec cette dame, qui pourtant est très gentille, mais ça n'a pas fait clic !

Puis vient la psychologue, un peu le même sentiment qu'avec la diététicienne.... Je dirais que je l'ai fait parce qu'il fallait le faire mais pas spécialement parce que je ressens le besoin de consulter quelqu'un.

Vendredi encore un rendez-vous avec l'endocrinologue qui est aussi la coordinatrice du programme. Mon dossier est en ordre, il ne faut pas d'examens supplémentaires. Les résultats de mes analyses sont bons, je ne souffre de rien de particulier.

Il n'y a plus qu'à attendre la semaine suivante pour le rendez-vous avec le chirurgien pour la décision finale et la date ...